Le gouvernement a fait connaître sa solution pour financer l'assurance maladie. Comme il y avait eu une levée de
boucliers en ce qui concerne une baisse des dépenses de l'assurance maladie en augmentant les déremboursements, le gouvernement a décidé d'augmenter
les recettes. Soit ! Mais comment ? Et c'est là que le bât blesse.
Passons sur la décision de demander aux employeurs de cotiser sur l'intéressement : le développement de l'intéresssement n'a comme seul but que d'éviter d’augmenter
les salaires en limitant ainsi les cotisations qui vont avec. Si cette mesure peut permettre de limiter l'intérêt du choix de l'intéressement à la place de l'augmentation des salaires et
permettre ainsi de vraies revalorisations salariales, tant mieux. Mais cela va nécessiter des mobilisations dans les boutiques, car cela pourrait se traduire par ni intéressement, ni augmentation
de salaires ! Et je ne peux résister au plaisir de souligner l'incohérence gouvernementale qui veut promouvoir l'intéressement tout en le taxant !
La contribution demandée aux organismes complémentaires est par contre une vraie mauvaise solution : c'est une manière détournée de faire payer les assurés
sociaux.
Dans le cas des mutuelles, qui n'ont pas de but lucratif, elles ajustent leurs cotisations à leurs dépenses et seront donc obligées de faire payer
davantage leurs adhérents.
Quant aux assurances privées, elles augmenteront également leurs cotisations, puisque leur but est de se faire des sous sur le dos de leurs
assurés !
Ce sont de toutes autres solutions qui sont nécessaires : rappelons déjà que 1% d’augmentation de la masse salariale, cela représente 2,5 milliards d’euros en plus, près du double de que ce que va rapporter ce nouveau plan. Mais il
faudrait aussi augmenter les cotisations patronales en les modulant pour inciter les entreprises à investir dans l’emploi et les salaires et faire contribuer les revenus financiers du
capital.