Le capitalisme ne se moralise pas, il se combat
!
Sarkozy, pompier pyromane : Sarkozy se présente comme le chevalier blanc. Mais toute sa politique vise à nourrir l'ogre des marchés financiers. Par exemple en imposant sans référendum le
Traité de Lisbonne qui prévoit que « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites ». Ou en livrant
La Poste à la privatisation.
Il pousse même le cynisme jusqu’à profiter de la crise pour justifier des
mesures qui nous enfoncent encore plus dans cette mécanique infernale : Réduction des dépenses utiles en prévoyant 30 000 suppressions de postes dans les services publics en 2009,
des coupes sombres dans la protection sociale ... Mais il trouve de l'argent pour renflouer les spéculateurs avec de l’argent public, c'est à dire celui des
contribuables. Et tout ça, sans contrepartie, sans même toucher aux logiques et aux pratiques du système.
Pour changer la donne, il faut changer de
logique
Il faut s'en prendre aux causes profondes et réorienter l'argent vers l’économie réelle et les besoins
sociaux.
- commencer par couper le robinet de la spéculation en cessant de favoriser
les profits qui alimentent l’incendie financier.
- Imposer la transparence aux banques. L'argent géré par les banques est celui
des salariés : il doit être géré de manière limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils doivent être maîtrisés par tous les citoyens.
- transformer profondément le système bancaire pour le mettre au service d'une
nouvelle croissance créatrice d'emplois et respectueuse de l'environnement. Cela passe par la création d'un pôle public du crédit.
- Réorienter l’argent vers les besoins réels : salaires, retraites,
allocations. Non seulement ce serait juste, mais tout autant utile pour relancer l'économie sans alimenter la spirale spéculative.
Pour comprendre la crise, ce n'est pas la
presse des responsables de la crise qu'il faut lire !
Allez plutôt lire l'Humanité : dans celle du jeudi 9 octobre vous y apprendrez pourquoi il faut nationaliser le secteur
bancaire. Tous les
jours, on y trouve les vraies explications, des perspectives, comme par exemple dans l'Humanité du 25 septembre, un article avec dix propositions pour un autre usage de l'argent que vous
pourrez lire en cliquant ici.